Paris, 1926 : un livre affirme que les cathédrales gothiques cachent le secret de la pierre philosophale. Son auteur, Fulcanelli, aurait réussi le Grand Œuvre avant de disparaître. Un siècle plus tard, on se dispute encore sur son identité. Enquête sur l’alchimiste le plus insaisissable du XXe siècle.
Alchimie
L’alchimie ne se résume pas à la quête de l’or : pendant des siècles, elle a mêlé travail de laboratoire, philosophie de la nature et recherche spirituelle. Alchimistes, grands livres d’images, pierre philosophale, étapes du Grand Œuvre et symboles : nous en retraçons l’histoire, sources à l’appui. Pour commencer, lisez L’alchimie : définition, origines et histoire de l’art hermétique.
Un lion vert qui dévore le soleil, un corbeau, un paon qui fait la roue dans une fiole, un pélican qui se perce le cœur, un phénix, des dragons avec ou sans ailes… Les traités d’alchimie sont de véritables zoos. Petit guide pour reconnaître les animaux du Grand Œuvre et ce qu’ils racontent.
Quinze planches, pas une phrase d’explication, un auteur qui signe « Altus » et cache son nom dans une anagramme : le Mutus Liber, publié à La Rochelle en 1677, est le livre d’alchimie qui en dit le plus en se taisant. Qui l’a fait, que montre-t-il, et pourquoi fascine-t-il encore ?
Un roi et une reine qui se rencontrent, se déshabillent, s’unissent dans un bain, meurent ensemble et renaissent en un seul être à deux têtes. Publié à Francfort en 1550, le Rosarium philosophorum raconte le Grand Œuvre en vingt gravures sur bois, et Jung y a vu une carte de l’âme.
Un écrivain public parisien, une épouse nommée Pernelle, une pierre tombale au musée de Cluny… et un livre mystérieux d’Abraham le Juif, la pierre philosophale et l’immortalité. Entre 1418 et Harry Potter, Nicolas Flamel est devenu le plus célèbre des alchimistes. Ce qu’il n’a sans doute jamais été.
Près de trois mille traités sous un seul nom, un maître qui serait l’imam Ja’far al-Sadiq, la théorie du soufre et du mercure et le mot « élixir » : Jabir ibn Hayyan est le géant de l’alchimie arabe. Petit problème : il n’est pas sûr qu’il ait existé. Enquête sur Jabir, puis sur son double latin, Geber.
Un Égyptien de langue grecque, une élève exigeante nommée Théosébie, des alambics décrits pièce par pièce et des rêves où des hommes bouillent dans un autel en forme de coupe. Vers l’an 300, Zosime de Panopolis signe les plus anciens écrits d’alchimie dont on connaisse l’auteur.
