Latine, grecque, orthodoxe, celtique, de Malte, de Lorraine… La croix chrétienne a pris des dizaines de formes en deux mille ans. Voici le guide pour comprendre son histoire, ses grandes familles et ce que chacune raconte.
Croix
Latine, orthodoxe, celtique, de Malte ou de Lorraine : en deux mille ans, la croix a pris des dizaines de visages. Pour chacune, nous retraçons son histoire, ses légendes et ses interprétations, sources à l’appui. Pour la vue d’ensemble, commencez par notre guide de la croix chrétienne.
Chaque 1er février, des Irlandais tressent des joncs pour fabriquer une petite croix qu’ils accrochent au-dessus de la porte. La croix de sainte Brigide est l’un des symboles les plus attachants de l’Irlande.
Trois traverses de plus en plus courtes : la croix papale est le signe héraldique du pape. Mais les papes l’ont-ils vraiment portée ? Entre blason et liturgie, l’histoire est plus subtile.
Une croix rouge dont la branche du bas se termine en lame d’épée : la croix de Saint-Jacques est l’emblème des chevaliers de Santiago et un signe familier sur les chemins de Compostelle.
Une grande croix et quatre petites, en or sur fond d’argent : la croix de Jérusalem était l’emblème du royaume latin né de la première croisade. Elle orne toujours les armes de la Terre sainte… et le drapeau de la Géorgie lui ressemble beaucoup.
Une croix rouge sur un manteau blanc : l’image des Templiers est gravée dans l’imaginaire collectif. Mais quand ont-ils reçu cette croix, et avait-elle vraiment une forme unique ? Les sources sont plus nuancées que la légende.
Huit pointes, quatre branches en V : la croix de Malte est née à Amalfi, a suivi des chevaliers de Jérusalem à Rhodes puis à Malte, et orne encore aujourd’hui des ambulances et des décorations du monde entier.
Une croix avec un anneau autour du cœur : la croix celtique fascine depuis des siècles. Croix païenne christianisée ? Astuce d’ingénieur ? Voici ce qu’on sait vraiment de son origine.
