Une figure d’argile animée par des lettres sacrées : le golem est l’une des légendes juives les plus célèbres. Mais le golem de Prague est bien plus récent qu’on ne le croit. Retour aux sources.
Kabbale
Née dans le judaïsme médiéval, en Provence à la fin du XIIe siècle, la Kabbale cherche le sens caché de la Torah et du monde à travers les sefirot, les lettres hébraïques et les noms divins. Sefer Yetsirah, Zohar, Isaac Luria, kabbale chrétienne de la Renaissance, Qabalah des occultistes, tarot et golem : nous retraçons son histoire, sources à l’appui. Pour commencer, lisez « La Kabbale : histoire de la mystique juive, de la Provence aux occultistes ».
22 lettres dans l’alphabet hébreu, 22 arcanes majeurs dans le tarot : coïncidence ou secret ? Voici comment les occultistes, de Mellet à la Golden Dawn, ont marié la Kabbale et les cartes.
Au XIXe siècle, les occultistes font de la Kabbale la clé de voûte de leur magie, en y ajoutant planètes, éléments et tarot. Voici comment est née la « Qabalah » hermétique, et ce qui la distingue de la Kabbale juive.
À la Renaissance, des savants chrétiens se passionnent pour la Kabbale juive, persuadés qu’elle cache la vérité du Christ. De Pic de la Mirandole à Knorr von Rosenroth, histoire d’un étonnant emprunt.
Il a enseigné à peine deux ans et n’a presque rien écrit. Pourtant Isaac Luria, l’« Ari » de Safed, a transformé toute la Kabbale avec trois idées : tsimtsoum, brisure des vases et tikkoun.
Écrit par un sage du IIe siècle caché dans une grotte, ou par un kabbaliste castillan du XIIIe siècle ? L’histoire du Zohar, le livre central de la Kabbale, ressemble à une enquête policière.
Dix cercles, vingt-deux traits, trois colonnes : l’arbre des séfirot est le schéma le plus célèbre de la Kabbale. Que représente-t-il, et d’où vient ce dessin ?
Quelques pages à peine, et pourtant l’un des textes les plus commentés de la mystique juive : le Sefer Yetsirah raconte comment le monde a été créé avec dix nombres et vingt-deux lettres.
