En 1890, un archiviste d’Orléans fonde à Paris une Église gnostique et se fait appeler Valentin II. Vingt-six ans plus tard, Jung signe un texte mystique du nom de Basilide. Comment la gnose antique est-elle revenue à l’époque moderne ?
Gnose
Un Dieu caché, un créateur imparfait, une étincelle divine prisonnière de la matière et une connaissance qui libère : la gnose des premiers siècles chrétiens. Manuscrits de Nag Hammadi, évangiles de Thomas, de Marie et de Judas, Démiurge, Sophia, Valentin, Basilide, Mani et les héritiers modernes : nous retraçons son histoire, sources à l’appui. Pour commencer, lisez « La gnose : histoire des gnostiques, de l’Antiquité à nos jours ».
Au IIIe siècle, un prophète babylonien fonde une religion qui va s’étendre de l’Afrique romaine jusqu’à la Chine. Lumière contre ténèbres, élus et auditeurs, un certain Augustin parmi les fidèles : voici l’histoire de Mani et du manichéisme.
Basilide enseignait à Alexandrie au IIe siècle. On lui attribue 365 cieux et le nom d’Abraxas, dont les lettres font 365. Mais que sait-on vraiment de lui, et d’où viennent ces gemmes à tête de coq et jambes de serpent ?
Né en Égypte, formé à Alexandrie, Valentin enseigne à Rome au IIe siècle et fonde l’école gnostique la plus influente de l’Antiquité. Trente éons, une Sagesse dédoublée, trois sortes d’hommes : voici son système, et ce qu’il en reste.
Dans le mythe gnostique, tout commence par une erreur : celle de Sophia, la Sagesse, qui voulut créer seule. De l’Apocryphon de Jean à la Pistis Sophia, portrait d’une figure divine qui tombe, se repent et sauve.
Et si le dieu qui a créé le monde n’était pas le vrai Dieu ? Chez Platon, le Démiurge est un artisan bienveillant. Chez certains gnostiques, il devient Yaldabaoth, un dieu à tête de lion, aveugle et orgueilleux. Histoire d’une déchéance.
En 2006, le monde découvre un évangile où Judas semble être le seul disciple à avoir tout compris. Un scoop mondial… puis une vive controverse entre spécialistes. Retour sur l’histoire mouvementée du codex Tchacos.
Décembre 1945, Haute-Égypte : des paysans déterrent une jarre pleine de livres. Dedans, cinquante-deux textes perdus depuis seize siècles. Voici l’histoire, vraie et romancée, de la bibliothèque de Nag Hammadi.
